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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 10:09

Chers lecteurs,

 

La souscription étant close depuis le 15 juin 2017, vous pouvez le commander au prix de 37 euros franco de port (colissimo). Pour tout renseignement, veuillez me contacter directement à l'adresse suivante sgdg@aliceads.fr.

 

Méconnue, l’histoire des gentilshommes pratiquant « l’art et science de verrerie » en Rouergue fait pourtant partie de celle de la grande famille des « verriers du Languedoc ». La plus ancienne verrerie connue, datée du XIVe siècle par l’archéologie, se trouve dans la forêt d’Aubrac, voisin de l’Auvergne. Au siècle suivant, on connaît essentiellement les verriers des environs de Laguépie : les Colomb et les Granier qui ont essaimé dans tout le midi de la France. Puis, au XVIe siècle s’installent les premières familles de verriers, originaires du Languedoc, du Comtat Venaissin ou d’Italie. D’autres suivront jusqu’aux prémices de la Révolution. Au XIXe siècle, un dernier verrier originaire du Lot s’installe dans l’Aveyron et y souffle le verre quelques années. Enfin, des verriers ariégeois y feront quelques séjours éphémères dans la première moitié du siècle. Les traces archéologiques de cette activité sont encore nombreuses dans notre département.

 

Une sélection d’actes notariés et de documents d’époque retranscrits vous plongera dans la vie sociale et économique au temps des rois.

 

Vous suivrez la diffusion des secrets de fabrication du verre de père en fils en parcourant les généalogies descendantes de ces nobles artisans verriers.

 

L’ouvrage contient aussi un glossaire, une bibliographie succincte et un index des noms de lieux et de personnes.

 

Pour télécharger le bon de bon de commande, cliquez sur Bon de commande.

 

 

 

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Published by Dominique Guibert
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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 18:27

J'ai le plaisir de vous annoncer la parution à l'été 2017 de mon livre :

Verriers et verreries du Rouergue et de l’Aveyron du XIVe et XIXe siècle.

 

Ca y est, cette année sera la bonne ! Après plusieurs années de recherches dans les archives de l’Aveyron, de l’Hérault et accessoirement du Tarn et après plus d’un an de synthèse et de rédaction, me voilà bientôt prêt à lancer une souscription pour mon premier livre sur l’histoire des gentilshommes verriers du Rouergue dont vous avez eu un aperçu depuis la création de ce blog en 2011.

 

Généalogiste passionné, je ne pouvais publier cette histoire sans les généalogies aussi précises que se peut des grandes ou petites dynasties de verriers soit 16 familles différentes. Vous y trouverez, je l’espère, tout ce que vous avez toujours savoir sur l’artisanat verrier et la vie de ces gentilshommes besogneux, fiers, parfois aventureux, rarement riches. Vous verrez comment ces hommes et leurs familles vivaient en communauté d’intérêt malgré une certaine concurrence.

 

Vous retrouverez peut-être vos ancêtres dans ces arbres généalogiques parfois difficiles à remonter à cause des migrations liées au travail du verre. La plupart de ces familles sont éteintes, tout au moins dans leur descendance agnatique (patronymique) mais cependant de nombreuses personnes en descendent, dont l’auteur de ce livre.

 

En annexe, vous pourrez lire une sélection d’actes notariés qui vous familiarisera avec les pratiques matrimoniales, économiques et professionnelles des verriers de l’époque moderne, des contrats de travail provenant d’archives privées et des témoignages de contemporains sur cette activité peu répandue. La carte départementale vous fera découvrir la répartition territoriale des ateliers verriers au bois du XIVe au XIXe siècle.

 

Un index vous aidera à retrouver toutes les familles de verriers et toutes les verreries citées dans le livre. Pour ceux qui voudraient approfondir certains points, le livre fournit plus d’un millier de références de cote d’archives et une petite bibliographie.

 

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Published by Dominique Guibert
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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 18:51

Les gentilshommes verriers du Languedoc et du Rouergue

Alain Riols, Isabelle Commandré, archéologues

16/06/2015

Les Amis du Musée, l’Association DROMOS, les archives municipales, Millau Ville d’Art et d’Histoire et le Musée sont associés dans la programmation des Conférences du musée, le troisième mardi du mois à 18H30.


Entrée gratuite.

Mardi 16 juin 2015 à 18h30

C’est, semble-t-il au cours du XIVème siècle, que se confirme l’organisation des gentilshommes verriers du Languedoc et la présence des verreries forestières. Le noble art de verrerie est réglementé par de nombreux actes royaux. L’abolition des privilèges de la noblesse, la nuit du 4 août 1789, signe la disparition du corps des gentilshommes verriers. Ne subsisteront alors que les traces archéologiques ainsi que les archives qui permettent aux archéologues d’étudier leurs activités.

 

 

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 21:49

Les Amis de Saint-Félix-de-Sorgues et de la Société Archéologique du Rougier et des Avant-Causses vous invitent le samedi 19 avril à 15h00 dans la Salle des Fêtes de Saint-Félix-de-Sorgues (à 15 minutes de Saint-Affrique, Aveyron) à une double conférence.


La première sera consacrée au parcours de la famille de BRETON, gentilshommes verriers du Rouergue méridional de 1600 à 1750, d'après un texte publié dans les Etudes Aveyronnaises de 2011, et complété de nouvelles découvertes tant archivistiques qu’archéologiques. Elle sera présentée par son auteur, Dominique Guibert.


La seconde sera assurée par Isabelle Commandré, doctorante en archéologie et/ou Alain Riols, membre de l'AFAV, qui présenteront les ateliers forestiers du Languedoc à l'époque moderne.

Conférence

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Published by Dominique Guibert - dans Histoire locale
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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 09:45

Après plusieurs mois d’inactivité « blogueuse », j’ai le plaisir de vous faire partager le site internet du Musée du Verre à Sorèze. C’est le musée incontournable pour qui s’intéresse un tant soit peu aux verriers du Languedoc.


J’ai personnellement eu la chance de le visiter en 2009 en compagnie de son créateur Yves Blaquière, homme passionné, à qui nous sommes redevables pour ces magnifiques collections.

 

Musée de Sorèze


96 objets de verre provenant des verreries du Haut-Languedoc sont inscrits depuis 2012 au titre des Monuments Historiques des objets mobiliers.


Je vous laisse découvrir le site qui j’en suis sûr vous incitera à faire le déplacement à Sorèze que vous ne regretterez pas. Outre son Musée du Verre, la ville possède un riche patrimoine dont sa célèbre Abbaye-école.


Voici le lien pour vous rendre sur le site internet du musée du verre Yves Blaquière : http://musee-verre.fr

 

Musée Sorèze

 

Bonne visite !

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 14:16

Dans cette nouvelle série d'articles, nous allons illustrer l'itinéraire de quelques verriers du 15e au 18e siècle.

 

 

Carte de migration des verriers aux 15e et 16e siècles vers le Rouergue

 

 

 

Italie

 

Pour lire la carte :

 

Verreries  (losanges rouges) :

 

1. Aurenque

2. Le Piboul

3. Saint-Sulpice

4. Arbousse

 

Itinéraires des familles « verrières » (tracés bleus) :

 

1. Bournhol alias Borniol

2. Filiquier alias Filitier

3. Agrefeuille alias Agrefuelhe

4. La Roque

5. Colom alias Colomb.


Les plus aniciennes familles de verriers connues en Rouergue sont celles des Colom (alias Colomb, Colon, Coulon) et des Agrefeuille (alias Aigrefuelhe, Greffuelhe et leurs variantes francisées Aigrefeuille, Greffeuille et même Egrefeuille).

La première est mentionnée au tout début du 15ème siècle autour de Laguépie (département du Tarn-et-Garonne). En 1409, Jean Colomb et Jean Tortol sont qualifiés de verriers travaillant dans la juridiction de Laguépie, bourgade située à la confluence du Viaur et de l’Aveyron. Pierre d’Estève, verrier, cité en 1409 et qualifié de « donzel » de Laguépie en 1416, prend la qualité de noble dès 1431.

En 1473, on trouve encore Jacques Colom fils de Guiral, qui loue un ouvreau de son four, à Antoine Garnier, verrier et « commandayre » de la verrerie de Bonan, dans la juridiction de Milhars, et un autre à Jean Colom, fils de Jean.

La famille Colomb essaima en Quercy, Rouergue, Languedoc, Auvergne et même au-delà. Ce n’est que vers la fin du 15ème siècle que les verriers du nom de Colomb sont qualifiés de nobles.

Au siècle suivant, trois verriers de ce nom migrent vers la partie sud-est du Rouergue. Deux frères Jean, plus jeune et Jean plus vieux s’allient dans la première moitié du 16ème siècle aux filles d’un gentilhomme verrier dont les ancêtres ont installé leur verrerie dans la vallée étroite du Trévezel, aux confins des diocèses de Vabres et de Nîmes. Il s’agit des Agrefeuille dont les ancêtres, jadis seigneurs de Saint-Sébastien d’Aigrefeuille (département du Gard), ont quitté leur château suite à son incendie, pour s’établir à Sérignac, dans le diocèse d’Uzès, dans les environs de Sommières.

Noble Etienne d’Agrefeuille est établi à Combefrune, aujourd’hui Saint-Sulpice, dans la paroisse de Cantobre (commune de Nant), d’après l’hommage rendu en 1481 au baron de Roquefeuil. Son fils Jean d'Agrefeuille est qualifié veyrier de la veyrière de la Valette, paroisse de Trèves, de 1520 à 1531.

Lors du mariage de sa fille Marguerite avec noble Jean Colom plus jeune, aussi verrier, fils de Guiral de Laguépie, il lui constitue en dot un ouvreau de son four à verre. Un autre Colom, Antoine, crée une verrerie vers 1550 à la Castèle (la Castela), dans la paroisse de Saint-Jean de Balmes (commune de Veyreau), de l’autre côté du plateau qui sépare les gorges du Tarn de celles de la Dourbie.

C’est dans ce contexte, qu’apparaît une nouvelle famille, les Filiquier (alias Filitier). Noble Jacques de Filiquier, originaire de Mormoiron, dans de diocèse de Carpentras (Vaucluse), est créancier de noble Jean Colom, maître verrier de la verrerie de la Castela en raison de la fourniture de « treize quintaux et demi de soude ». Ce même Jacques de Filiquier, s’installe plus tard à la domerie d’Aurenque en Viadène (commune de Coubisou) où sa présence est attestée en 1571. C’est à la verrerie d’Aurenque que nous rencontrons pour la première fois une famille de verriers d’origine italienne, les Borniole de la cité d’Altare près de Montferrat, devenus Bournhol sous la plume des notaires rouergats par assimilation à la graphie occitane. On ignore les étapes de leur longue migration entre Altare et le Rouergue. Noble Jean Bournhol aurait épousé Jeanne Bouchène en 1575, lors de son séjour à Aurenque, avant de migrer à nouveau plus au sud, dans les gorges du Viaur moyen, toujours en Rouergue. Cette fois, il a entrainé avec lui deux frères Filiquier, Etienne et Barthélemy, peut-être fils de Jacques. Etienne créa vers 1590 une verrerie à Carcenac-Peyralès, avant d’épouser en 1592, une orpheline héritière de quelques biens fonciers dans le village du Piboul (commune de Sainte-Juliette-sur-Viaur). Bathélemy Filiquier, acheta une maison en 1597 dans ce même village. Il avait épousé Cécile Capelle, probablement fille de Jean Capelle, maréchal à forge du village de Carcenac, artisan indispensable pour la confection et la réparation des outils des verriers. Jean Borniol alias Bournhol acquit lui aussi une maison et quelques terres en 1599 au Piboul. C’est ainsi que commença l’histoire des verriers du Viaur.

Mais pourquoi me direz-vous avoir choisi ce petit village loin des centres urbains et des grandes voies de communication ? La réponse réside dans la nature géologique des environs. Vous savez que la matière première du verre est la silice contenue dans certains sables de rivière et certaines roches. Nous ignorons si les premiers verriers utilisèrent le sable de rivière. En revanche, nous sommes à peu près certains qu’ils utilisaient au 18ème siècle le quartzite, roche siliceuse abondante dans ce secteur. Le cadastre ancien de Sainte-Juliette en perpétue le souvenir dans les dénominations suivante : roc blanc et roques verrières.

Laissons là nos verriers du Viaur et retournons dans le Rouergue méridional où une famille verrière d’ancienne noblesse, du nom de La Roque, s’implante dans la première moitié du 16ème siècle. Aux confins du Rouergue et du Languedoc, l’abbaye de Joncels (département de l’Hérault), jadis Jaussels, attira des gentilshommes verriers sur ses vastes possessions boisées.

Ainsi, dès 1509, noble Bézard de Ginestous, seigneur de Montdardier (département du Gard), prend le jeune Pierre Benoît comme apprenti pour lui enseigner le noble métier de verrier, dans sa verrerie de « Revelgua », dans la juridiction de Joncels. En fait, le nom correct est la verrerie de Ramelgue, de l’occitan la veyrieyra de Ramelga, dans le testament de noble Delphine de Saint-Julien, veuve dudit Bézard, reçu en 1543. A la même époque, noble Jean Colom (différent de ceux rencontrés précédemment, mais d’origine inconnue) habite au hameau d’Amalou (aujourd’hui Lamalou, commune d’Avène) et noble Denis de La Roque, verrier d’Arbousse, possède une maison dans le « fort » du Clapier (département de l’Aveyron). Denis et son frère Claude ont acquis de l’Abbaye de Joncels, la directe de la terre d’Arbousse, juridiction de Montpaon (commune de Fondamente).

Comme l’a noté Robert Dupuy, dans son œuvre Les verreries forestières et gentilshommes verriers de l’Aude, les ordres religieux, riches propriétaires terriens seraient à l’origine de l’installation de la plupart des familles de verriers. Cela semble être le cas pour la verrerie d’Aurenque, ancienne dômerie dont l’Abbaye de Bonneval levait des droits, pour le village du Piboul dont les Prêtres Anniversaires du Chapitre de la cathédrale de Rodez étaient seigneurs directs et pour la verrerie d’Arbousse dont l’Abbaye de Joncels céda la directe à la famille de La Roque. En revanche, pour les verreries du Trévezel, c’est le haut et puissant seigneur baron de Roquefeuil qui attira les verriers dans ces gorges boisées peu favorables à l’agriculture.

Parmi ces premières familles nobles de verriers, certaines abandonnèrent l’art de la verrerie et dérogèrent après quelques générations : c’est le cas des Colom et des Agrefeuille de Saint-Sulpice, devenus simples laboureurs et dont la noblesse est ignorée dans les actes notariés du début du 17e siècle.

Parmi les autres, seules quelques branches accédèrent à une certaine aisance associée à l’acquisition de droits féodaux, encore que la plupart durent cette ascension davantage à une union matrimoniale avantageuse plus qu’à leur laborieuse activité verrière. Il faut ranger ici les Bournhol de Fonbonne, les Renaud alliés des Bournhol de Noguiès (alias de Noyés, commune de Camboulazet) et des Filiquier de Bahut (alias de Bouet, commune de Laguiole) et peut-être certains Filiquier émigrés en Haute-Auvergne (département du Cantal).

 

 

© Dominique Guibert 2012

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 10:03

Le contenu est accessible à partir du site intitulé Histoires de Saint-Pons-de-Thomières et du Saint-Ponais, tout en bas de la page d’accueil.


Le rédacteur s’est largement inspiré de l’ouvrage de Monsieur Francis de Riols de Fonclare Les verreries forestières de Moussans (1450-1890) paru en 1925 et qui reste un ouvrage de référence malgré quelques erreurs et approximations.


Cet auteur a essayé d’établir la généalogie de cette très ancienne famille, chose mal aisée s’il en est, tant les branches et les rameaux sont nombreux et difficiles à démêler.


Cependant, le gestionnaire du site s’efforce de corriger ou compléter certaines branches, à ce que je crois à partir des recherches d’un autre descendant de cette illustre famille.


J’ai, pour ma part, corrigé et complété la branche des Riols dits « de Thaurines » dans un article à paraître dans la revue Eclats de verre de l’association Genverre ( www.genverre.com).


Je vous invite donc à redécouvrir ce site connu de la plupart d’entre vous : http://saint-pons-de-thomieres.pagesperso-orange.fr/

 

 

  St Pons

 

Extrait de la page d'accueil du site internet

 

 

Beaucoup de chercheurs amateurs se sont efforcés de tirer de l’ombre ces familles de verriers, mais chacun, souvent pour des raisons personnelles s’est limité à l’étude de ses « ancêtres », tel Mr Elisée de Robert-Garils avec sa Monographie d’une famille et d’un village : la famille de Robert et les gentilshommes verriers de Gabre ou encore plus près de nous, le regretté Yves Blaquière avec sa contribution au Colloque de Sorrèze sur Abraham de Robert et les siens.


Un panorama général des verriers du Languedoc, tel que l’avait entrepris Arthur de Cazenove dit Saint-Quirin reste à faire. Mais celui-ci ne peut être qu’une œuvre collective car l’étendue des recherches est immense. Ce travail devrait aussi être pluridisciplinaire, car la recherche archéologique complète et illustre une activité artisanale séculaire qui a marquée de nombreux territoires.

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 10:40

Aujourd’hui, je vous présente une association à la fois familiale et historique. En effet, « l’association La Réveillée réunit depuis 1975  les descendants des gentilshommes verriers du Sud-Ouest des cinq familles de Robert, de Grenier, de Verbizier, de Suère et de Riols de Fonclare.

Elle a pour but de resserrer les liens entre ces familles pour un épanouissement personnel et collectif, de faire profiter la collectivité familiale, régionale ou européenne de la richesse spirituelle, culturelle ou technique du patrimoine de ces familles, centrés sur l’Art et Science de Verrerie ».

Les familles de Suère et de Riols de Fonclare ont été rajoutées à une date ultérieure car elles ne figurent pas dans les statuts originaux de 1975. Si les quatre premières familles de verriers ont, sinon leurs racines, tout au moins une implantation ancienne en Couserans et Comminges, la famille Riols de Fontclare semble plutôt originaire de la région de Saint-Pons de Thomières en Languedoc. Elles ont cependant en commun d’avoir, à un moment de leur histoire, embrassé la Réforme protestante. Cependant, en contradiction avec certains historiens de ces familles, je suis persuadé que certaines branches ont toujours professé la religion catholique.

Chez d’autres familles de verriers, on observe des mariages mixtes bien avant la révocation de l’Edit de Nantes. En dehors des périodes troubles des affrontements religieux, une certaine solidarité professionnelle et sociale semble avoir réunis catholiques et protestants dans les mêmes ateliers verriers.


 

La Réveillée

 

Page d'accueil de l'association La Réveillée



De nombreux descendants de ces familles ont encore des attaches dans le département de l’Ariège où se trouve le siège social de l’association.

La partie documentation intéressera le chercheur qui y trouvera une bibliographie, des documents consultables et téléchargeables, ainsi que de nombreux liens vers des sites internet relatifs à l’histoire des verriers.

Voilà une association qu’il convient de saluer et d’encourager pour le maintien de cette mémoire historique. Je vous invite donc à consulter avec profit leur site internet : http://www.lareveillee.org/

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 11:48

En complément de mon blog et pour favoriser les échanges d’informations entre chercheurs et historiens des verriers du Languedoc (au sens générique, c’est-à-dire du Rhône à l’Océan atlantique), je vais vous présenter une série de sites internet en rapport plus au moins étroit avec l’histoire des verriers.

 

Le premier d’entre eux est celui de l’association Salicorne, dans le département de l’Aude, département de Fourtou, selon la nomenclature verrière du XVIIIe siècle. Le but de cette association est le développement du Domaine de l’eau salée de Sougraigne et la promotion des communes riveraines de la Sals : Arques, Bugarach, Camps sur Agly, Cubières sur Cinoble, Fourtou, Rennes les Bains et Sougraigne.

 

De nombreux documents sont librement téléchargeables au format PDF. Dans la section histoire, vous trouverez des textes sur l’histoire locale de ces communes, qui enrichiront votre connaissance en termes occitans, langue au combien plus riche que le français en niveau lexicologique.

 


 

Salicorne

 

Page d'accueil de www.salicorne-en-aude.fr

 

 

Le généalogiste amateur trouvera son bonheur dans les relevés BMS d’Arques, Bugarach, Couiza et Rennes les Bains. Enfin, l’amateur et le passionné d’histoire des verriers seront comblés par le travail de Pierre Bascou rédigé à l’occasion de la fouille archéologique du remarquable four verrier de la verrerie forestière des Salines réalisée sous la direction d’Isabelle Commandré et Franck Martin, et avec la participation de membres de l’association Salicorne, à l’origine de cette formidable réalisation. J’invite les personnes intéressées qui sont en vacances dans la région des Corbières à visiter le site, accompagnées par des membres de l’association.

 

L’activité verrière n’est pas cependant le seul centre d’intérêt de l’association qui a le mérite de s’impliquer dans la sauvegarde de tous les patrimoines vernaculaires du secteur. La région est riche en patrimoine caché (thème des Journées européennes du patrimoine des 15 et 16 septembre prochains) : mines antiques, sources d’eau minérales…

 

Une visite du site internet, vaut mieux qu’un long discours, je vous laisse donc découvrir le dynamisme et les belles réalisations de cette association.

 

http://www.salicorne-en-aude.fr/

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 07:30

Après avoir vu l’aspect financier de la société de verrerie entre noble Jean François de Laroque et François Boyer, nous allons aborder la question du personnel de la verrerie. Les archives de Monsieur Antoine Temple sont les seules sources de notre documentation. Elles ne sont probablement qu’un échantillon, car comme je l’ai signalé dans la première partie de cet article, il n’y aucun contrat pour la première campagne.

 

En revanche, pour la seconde, nous avons la chance d’avoir cinq contrats d’embauche de verriers dont quatre individuels et un cinquième qui concerne trois frères gentilshommes verriers. L’un des contrats individuel n’est pas daté bien qu’il soit signé par l’intéressé. Ce sont tous des actes sous-seing privé. Tous témoignent d’un manque de pratique à la fois dans la forme, l’orthographe est défectueuse et dans le fond, absence de signature des sociétaires employeurs et de la date dans un cas.

 

Les dates s’échelonnent du 27 mai au 29 septembre 1744. La conclusion d’accords en fin de campagne pour nobles François Bousquet, Louis Duverny et Laurans Duverny (acte non daté) tend à prouver qu’il s’agissait en fait de renouvellement de contrat sans que l’on sache si les clauses étaient les mêmes que pour la première campagne.

 

François Bousquet que j’avais d’abord cru pouvoir identifier avec un supposé François de Robert sieur de Bousquet me semble plutôt devoir être identifié à noble François de la Roque sieur de Bousquet fils de Jean qui se qualifiait Darbous pour être issu de la maison (au sens généalogique) de Jean François de Laroque, habitant du mas d’Arbousse. Son salaire était de 200 livres tournois pour la durée de la campagne du 1er octobre 1744 au 24 mai 1745. Il s’engageait à faire 350 fioles par jour.

 

Louis Duverny de Nozerolles, sieur du Chambon, qui devait faire des verres, reçut 300 livres pour la même période. Son frère Laurent Duverny sieur de la Védrine, fut payé 250 livres pour la fabrication journalière de 350 verres communs et seulement 200 le samedi, le dimanche était bien sûr chômé.

 

Parmi les nouveaux embauchés en septembre 1744, il y avait noble François Coulon sieur de Laforest, originaire de St Eutrope d’Escandaillac en Agenois, aujourd’hui commune de Saint-Eutrope-de-Born, département du Lot-et-Garonne. Celui-ci fut recruté aux mêmes conditions que Laurent Duverny, avec la précision supplémentaire que les jeudi et vendredi saints, il ne serait tenu de faire que la moitié de la quantité habituelle.

 

Enfin les trois frères de la famille de Robert, désignés ainsi : nobles Louis Latour, Guillaume Laprade et Jean Baptiste Desplas figuraient dans le même sous seing privé. Les salaires et les quantités exigées étaient les mêmes que précédemment à savoir 350 ou 200 par jours pour les verres communs. Seul Guillaume de Robert sieur de Laprade devait faire des verres fins à la demande sans qu’aucune quantité minimale ne soit exigée.

 Bousquet 1744

 

Contrat d'embauche de noble François Bousquet (archives privées de M. Antoine Temple)

 


Après le départ de Jean François de Laroque, François Boyer forma une nouvelle société avec noble Louis de Robert sieur de Latour le 22 mai 1745. En voici la transcription :

 

Nous soubsignés et convenons ce qui suit que noble Louis de Latour et François Boyer de Monpauz (Montpaon) nous devons faire travailler la verrerie de Sermet apartenant à Monsieur Boyer nous dux à moitié perte et profit que le dit sieur de Latour doit fo(u)rnir cent pistolles et que le sieur Boyer s’oblige de fournir le restant qui sera nésésére pour faire travailler laditte verrerie et que le dit sieur Boyer ce rése(r)vant que le dit sieur de Latour restera à la verrerie pour prande garde à la ditte verrerie afin que rien ne ce gate et faire tout ce qui sera nésesére qui est les po(t)s, la préparation de la matière et otres choses qui seront néseseres et que ledit sieur Boyer ce réserve que le travail dudit sieur de Latour servira pour le pejemant (payement) du bois qu’il fournit et que ledit sieur Boyer se rése(r)vant de prandre tout ce qu’il aura fourny de plus que le dit sieur de Latour avant qu’il prenne un denier et que le dit sieur de Latour s’oblige de mener tous les domestiques qui sont nécesere(s) pour la dite verrerie le pressant (présent) fait double fait à Monpau ce 22 maiy 1745

(Signature) Latour


Nous ignorons la durée de cette nouvelle société, née de l’association d’un riche roturier, François Boyer, fermier général de la baronnie de Montpaon et d’un gentilhomme verrier, noble Louis de Robert sieur de Latour, natif d’Arques dans les Corbières. Cette fois-ci, le sieur Boyer, prit de meilleures garanties en exigeant de son associé un apport en capitaux de 100 pistoles soit 1000 livres tournois et en lui imposant la charge de rémunérer les domestiques nécessaires à l’alimentation des fours. Malheureusement, nous ne possédons pas le document de clôture des comptes qui nous aurait peut-être permis de savoir si le fermier général avait été plus heureux dans le choix de ce nouvel associé.

 

L’activité de la verrerie se poursuivit au moins jusqu’en 1750 voire 1751. Dans cet intervalle, nous avons noté la présence de noble Jean Alexandre Doutre de Montpezat, sieur de Lasaigne, habitant de Lacaune, natif de la verrerie du Bac, près Lacabarède, noble Augustin de Bertin sieur de Tourlan, bourgeois de Brusque, noble Etienne Auguste de Bertin de Tourlan, fils du précédent, noble Henry de Granier sieur de Comel, de la ville de Bordes et noble François de Grenier sieur d’Autheserre, de Paste Grasse, paroisse de Gabre.

 

Si l’association de gentilshommes verriers et de roturiers pour l’exploitation d’une verrerie constituait une grave infraction aux règlements des verriers dépendants de la juridiction de Sommières, nous en avons relevé une seconde, maintes fois condamnée par les assemblées de verriers, celle de la vente de verre au détail hors de la verrerie.

 

En effet, en raison de retard de payement de la somme de 317 livres 3 sols 8 deniers, valeur de la marchandise de verre prise par le sieur de Lasaigne (Jean Alexandre Doutre de Montpezat), due aux sieurs Boyer père et fils d’après un billet signé Lasaigne, le fils Boyer l’assigna le 7 juillet 1750 devant Mrs les prieur et consul de la bource des mar(chan)ts de Toulouse pour venir avouer ou contester le sus dit billet. Ladite assignation lui fut remise en main propre dans la verrerie de Sermet.

 

Connaissant toutes ces entorses aux règlements des assemblées de Sommières, on comprend mieux la désaffection de la dernière assemblée tenue en octobre 1753 et l’absence de la famille de Laroque d’Arbousse, au demeurant limitée à un seul individu maître verrier : Jean François. Le décès prématuré de son père en 1712 (voir l’article Testament et inventaire après décès de noble Claude de la Roque) et l’absence d’oncles paternels furent responsable de cette situation familiale.

 

© Dominique Guibert 2012

 

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