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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 09:03

J'ai consacré de longues recherches historiques dans les archives du départment de l'Aveyron à une famille de gentilshommes verriers, les Breton, très peu connue jusqu'ici puisqu'il semblerait que seule la branche établie en Rouergue est maintenue cette activité. D'autres familles homonymes ont exercé leur art dans d'autres régions de France, sans qu'il soit possible d'établir un quelconque lien de parenté : leurs armoiries et leur religion diffèrent.


Une publication de mes travaux va paraître prochainement, courant mars 2012, dans Les Etudes Aveyronnaises, recueil d'articles des membres de la Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron dont je suis sociétaire.

 

Vous trouverez ci-dessous, extrait de cette étude, le texte de l'avant-propos, suivi du sommaire détaillé de l'ensemble.


Dès parution de l'ouvrage, je communiquerai les références et modalités de commande pour les personnes qui souhaiteraient l'acquérir.

 

Bouteille de Soubras

 

Bouteille soufflée attribuée à Isaac de Breton sieur de Cambias

(Don de la famille Bourguet au Musée du Rouergue)

 

 

 

Avant-propos

 

            Il convient tout d'abord de préciser le cadre de cette étude et d'expliquer le terme de gentilhomme verrier. Nous avons volontairement limité cette étude à l'activité professionnelle et à la vie sociale et économique des membres de cette famille Breton dans l'ancienne province du Rouergue.

            D'où vient ce terme de gentilhomme verrier ? L'explication tient au fait que les rois de France accordèrent aux familles nobles le privilège de pouvoir travailler le verre sans déroger. Certains descendants de nobles verriers ont même forgé la légende selon laquelle, Saint-Louis aurait accordé ce privilège aux gentilshommes ruinés à leur retour des croisades. Quoi qu’il en soit, des lettres patentes bien datées confirment cette faveur. Pour la région qui nous concerne, nous citerons les lettres patentes de Charles VII, données en 1445 aux gentilshommes verriers du pays de Languedoc, par lesquelles, le roi interdisait à toute personne non noble ou non procrée en légitime mariage de nobles verriers d'exercer le métier de verrier. Les fils nés de filles de nobles verriers pouvaient y accéder si leur père était de famille noble.

            Le viguier et gouverneur de Sommières fut chargé de vérifier les titres de noblesse des verriers de toute la sénéchaussée de Beaucaire et Nîmes et du pays de Languedoc. Par la suite, le ressort du viguier de Sommières s'étendit à cinq « départements verriers » : le département de la Haute-Guyenne, comté de Foix, comté d'Armagnac, diocèses de Comminges, Couserans, Rieux et Auch ; le département de Grésigne, comprenant l'Albigeois, le Rouergue et le Bazadais ; le département de Moussans et Fourtou, diocèses de Narbonne, Alet et Saint-Pons ; le département du Vivarais ou du Méjanais ; le département du Bas-Languedoc, diocèses de Nîmes, Uzès, Alès, Montpellier, Agde, Lodève et Béziers.

            La circulation de tout le verre ouvré ou non ouvré était quitte de toutes taxes et impositions. En revanche, il était interdit de faire entrer dans la province du verre fabriqué hors du royaume. Les verriers étaient en outre exemptés de taille et autres impositions et devaient seulement payer au roi, quarante sols par four en activité. Ils étaient libres de prendre le sable, le bois et autres matières nécessaires en payant le prix. Toute affaire judiciaire qui impliquait un verrier ou un membre de sa famille, tant en matière civile que criminelle, ressortissait en première instance, du viguier-gouverneur de Sommières.

            Leurs privilèges furent en partie maintenus et renouvelés par les rois de France, jusqu'à Louis XV en 1728. Mais, en pratique les entraves se multiplièrent, notamment après « la réformation des Eaux et Forêts ».

            Les verriers se réunissaient périodiquement en assemblée d'abord à Sommières, puis dans d'autres villes, comme Carcassonne, de position plus centrale, en rapport avec l'étendue de cette immense juridiction. Les absents devaient donner procuration à leur représentant. Au cours de ces assemblées étaient élaborés des règlements qui s'imposaient à tous, comme : l'interdiction d'employer des roturiers à la préparation des matières fusibles, à la façon du verre ; la défense de vendre leur production au détail ; l’obligation de vente exclusive à des marchands qui s'approvisionnaient directement dans les verreries ou encore la prohibition de s'associer à des roturiers ou de leur emprunter de l'argent. Des syndics de chaque département veillaient au respect des règlements et saisissaient, le cas échéant, le viguier ou son représentant en cas d'infraction.

            Dans la pratique, nous verrons que nombre de leurs privilèges n'eurent pas court en Rouergue.

 

 

 

SOMMAIRE

 

Avant-propos

 

Origine de la famille Breton

 

Généalogie de la famille Breton

 

Les verreries

 

            Les verreries créées ou dirigées par les Breton

 

                        La verrerie de Salèles (Montagnol)

 

                        La verrerie du bois de Trémouilles

 

                        La verrerie du mas de Gély (Saint-Félix-de-Sorgues)

 

                        La verrerie de Saint-Félix-de-Sorgues

 

                        La verrerie de Tornas (Montagnol)

 

                        La verrerie du mas Calvy (Fondamante)

 

                        La verrerie de La Ramière (Rullac-Saint-Cirq)

 

                        La verrerie de Saint-Pierre-des-Cats (Mélagues)

 

                        Projet d’établissement d’une verrerie près d'Arnac (Arnac-sur-Dourdou)

 

            Autres verreries où travaillèrent les Breton

 

                        La verrerie de Burau (Fraisse-sur-Agout)

 

                        La verrerie du Pas de Ceilhes (Fondamente)

 

                        La verrerie du mas d’Arbousse (Fondamante)

 

                        La verrerie de Rebouisses (Montagnol)

 

                        La verrerie de Soubras (Brusque)

 

La production

 

            L’espace de travail

 

            Les matières premières

 

                        Le bois

 

                        Le vitrifiant

 

                        Le fondant

 

                        Autres composés utilisés dans la fabrication du verre

 

            Les objets fabriqués et leur commercialisation

 

Statut socio-économique des Breton

 

            Les revenus non verriers

 

                        Les rentes des droits seigneuriaux

 

                        Les baux à cheptel

 

                        Les baux à ferme

 

            Les alliances matrimoniales

 

            Constitution et transmission du patrimoine foncier

 

            Noblesse et titres

 

La question religieuse

 

            Avant la Révocation de l’Edit de Nantes

 

            Après la Révocation de l’Edit de Nantes

 

Conclusion

 

 

© Dominique Guibert 2012

 

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 11:52

L’inventaire après décès :

Document rarement conservé dans les minutes notariales, cet inventaire après décès nous fait pénétrer dans l’intimité de la demeure d’un gentilhomme verrier rouergat du règne de Louis XIV.

 

 

inventaire 1712

 

Supplique de demoiselle de Corcoral pour faire procéder à l'inventaire des biens de son défunt mari Claude de Laroque

 

 

C’est à la demande de sa veuve et héritière demoiselle Marguerite de Corcoral qu’il a été réalisé, afin de ne pas confondre ses droits avec ceux de ses enfants qui sont moindre de quatorze ans. Claude de la Roque décéda vers la fin du mois de février 1712, puisqu’il est dit que son décès remontait à environ un mois au jour de l’inventaire daté du 22 mars 1712.

 

L’an mil sept cent douze et le vingt deuxième jour du mois de mars avant midi régnant Louis le grand par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre dans le masage d'Arbousse et maison ayant appartenu à feu noble Claude de Laroque gentilhomme exerçant l’art et science de verrerie par devant moi Antoine Vergély notaire royal de Ceilhes et Tieudas (Roqueredonde) commissaire député par Messieurs les officiers ordinaires de la baronnie de Montpaon par ordonnance de ce jour d’hui, signée Bannes viguier, répondue sur la requête à eux présentée par demoiselle Margueritte de Corcoral veuve et héritière fiduciaire dudit sieur de Laroque à l’effet de procéder à l’inventaire des meubles, cabaux (cheptel), effets, titres et documents délaissés par ledit feu sieur de Laroque que ladite  demoiselle nous a remis pour être annexée au présent inventaire pour sa validité et requis de vouloir procéder à icelui en présence et assistance de noble François de Corcoral seigneur du Mas Granet, son frère, noble Denis de Laroque sieur de Lacombe, gentilhomme exerçant l’art de verrerie, oncle paternel dudit feu sieur de Laroque, noble Jean de Laroque sieur Darbous,  aussi gentilhomme verrier, cousin germain et sieur Guilhaume Séguy marchand de Cazilhac, son beau-frère, ce que nous avons offert faire en acceptant ladite commission avec le respect en tel cas requis et procédé ainsi que s’ensuit en présence et assistance de tous lesdits Sieurs sus nommés.

Inventaire des meubles, cabaux, grains, effets, titres et documents délaissés par feu noble Claude de Laroque gentilhomme verrier fait par nous Antoine Vergély notaire royal de Ceilhes et Tieudas commissaire susdit.

Premièrement avons trouvé dans le premier membre de la maison dudit feu sieur de Laroque servant de cuisine où nous sommes entrés, deux maies à pétrir [le] pain et une espèce de coffre ouvert à mettre les plats et assiettes, le tout [en] bois de bonne valeur.
Plus trois chaudières, deux grandes et une petite, pesant, avec leurs anses [en] fer, quarante livres.
Plus un pot [en] métal pesant vingt livres et un autre pot de même pesant huit livres, un pot [en] fer, une paire [de] landiers, deux grilles, deux broches, une pelle, une chambrière, un pendant de feu et une trappe, le tout [en] fer, avec une lèche frite.
Plus quatre chaises garnies de paille de fort peu de valeur.
Plus deux douzaines [d’] assiettes et six plats, deux grands et quatre petits, douze cuillères et douze fourchettes, une aiguière et une salière le tout [en] étain.
Plus deux chandeliers [en] laiton et six couteaux [avec] manche de corne noire.
Et de ladite cuisine, sommes montés avec tous les susdits, à la chambre qui est au-dessus d’icelle où nous avons trouvé un bois de lit garni de paillasse, couette, traversin, couverte  (couverture) de laine, garni d’un cadis (étoffe de laine) couleur d’or avec une courte pointe de la même étoffe.
Plus six chaises [en] bois de noyer, deux à bras et quatre sans bras, garnies d’un cadis de même couleur que le lit, une paire [de] chenets garnis d’une pomme en laiton.
Plus deux guéridons, une table et un déshabilloir avec sa serrure le tout [en] bois [de] noyer dans lequel déshabilloir s’est trouvé quatre douzaines et demie [de] serviettes demi-fines et une douzaine et demie [de] serviettes grossières, quatre nappes, deux fines et deux grossières et quinze draps de lit [en] toile de maison.
Plus un miroir avec son cadre [en] bois [de] noyer et un rideau de fenêtre [en] toile de coton.
Et ensuite sommes allés dans une autre chambre à plain-pied et à côté de la susdite dans laquelle avons trouvé un bois de lit garni de paillasse, couette, matelas, traversin, couverte de laine avec son garniement [de] cadis jaune.
Plus une table à pliant avec son tapis.
Plus une paillasse de lit sur deux bancs avec une couverte de laine blanche.
Plus une garde-robe [en] bois [de] noyer avec six ferrements dans lequel sont les nippes, linge et hardes de ladite demoiselle de Corcoral.
Plus une chaise à bras garnie de paille avec un petit coussin de plume.
Plus à côté de la cheminée de ladite chambre est une armoire attachée au mur, avec sa serrure et clef.
Plus une paire [de] landiers, une pelle et des pincettes [en] fer.

La maison d’habitation du verrier, bien que modeste semble correctement meublée. Cependant le logis et son équipement sont plus proches de ceux d’un marchand ou d’un riche laboureur que d’un noble seigneur local.

Et montant de là aux membres plus hauts de ladite maison avons trouvé au premier plafond de l’escalier, un coffre [en] bois [de] noyer avec sa serrure, de bonne valeur.
Et ensuite, étant entrés dans le grenier qui est à main droite y avons trouvé neuf faix [de] verres communs valant le faix quarante sols.
Et ensuite étant entrés dans le grenier qui est à gauche avons trouvé six setiers [de] conseigle, deux setiers [de] mixture et vingt faix [de] verres communs.
Et de là nous étant transportés de même avec tous les susdits et ladite demoiselle de Corcoral à la cave qui sert de magasin pour les verres qui a été ouverte par ladite demoiselle, de même que les susdits greniers, y avons trouvé quatre tonneaux vides tenant trois à quatre setiers chacun, deux vieux barricots (petites barriques), douze faix [de] verres communs et un quintal [de] bouteilles.

Nous voyons que les greniers et la cave de la maison du verrier servaient de magasins pour le verre. Sachant que le faix de verres correspondait en Rouergue à 100 unités, le stock de marchandise de Claude de la Roque était alors de 4100 verres communs, évalués à 82 livres tournois, et d’environ 49 kg de bouteilles, dont nous ignorons la valeur.
Les réserves en grain sont très modestes et celles en vin épuisées. Le conseigle ou méteil était un mélange de seigle et de froment, ou de seigle et d’avoine, dont on faisait un semis. La mixture était aussi un mélange de céréales.

Et dans ladite verrerie où nous sommes ensuite entrés, avons trouvé deux espalourdes, deux fers courts, une pelle, un mail à piler [le] salicor, six cannes, trois ferrets et deux mortiers, le tout [en] fer servant à la verrerie.
Plus trois moules [de] métal, un pour [les] garrafines, un pour [les] verres et l’autre pour [les] boutons.
Plus trois paires [de] fers, deux paires [de] molettes et deux paires [de] ciseaux, le tout propre à travailler le verre.

La verrerie était indépendante de la maison, situation préférable en raison d’un risque possible d’incendie, mais probablement à une faible distance. Là se trouvait tout le matériel nécessaire à la fabrication du verre. L’espalourde désigne une louche en fer qui servait à extraire le verre dans le four de fusion. Les cannes sont des tiges métalliques creuses servant à souffler le verre et les ferrets sont des tiges métalliques pleines appelées pontils. Les garrafines sont des burettes en verre pour l’huile ou le vinaigre.
Les mortiers en fer devaient être utilisés pour piler d’une part le salicor, vendu sous forme de blocs, et d’autre part le verre cassé, préalablement trié et lavé.
On est surpris de ne trouver aucune réserve de matières premières : ni « salicor » ni verre cassé.

Ensuite passant par l’écurie, avons trouvé un cheval [à] poil noir avec son bât et [sa] selle que les parties ont dit être de valeur de quarante livres.
Plus une paire [de] bœufs, l’un [à] poil rouge et l’autre tombant sur le noir, de sept à huit ans avec les meubles aratoires, juliés (occitan julhas) en cuir et reille (occitan relha), estimés lesdits bœufs soixante-quinze livres par lesdites parties.
Plus une vache [à] poil rouge de l’âge de sept à huit ans que lesdites parties ont apprécié à trente livres.
Plus a dit, ladite demoiselle, ledit feu sieur son époux, avoir laissé trois chèvres et demie savoir une à la Vialette proche [de] Ceilhes et les autres deux avec le frézat (chevreau ou bouc ?) à Arbussel.

Le cheptel de notre gentilhomme verrier était bien pauvre. Les « julhas » étaient des courroies en cuir permettant de fixer le joug sur la tête des animaux. La « relha » désignait le soc de la charrue.

Ensuite, retour dans la maison :


Et après étant rentrés dans ladite maison ladite demoiselle nous aurait (sic) ouvert le coffre qui est dans l’escalier en montant aux greniers où nous aurions (resic) trouvé les titres et documents suivants.
En premier lieu avons trouvé dans un sac le jugement rendu par monsieur Lepeletier intendant à Montauban le 3e janvier 1699, qui établit la nobilité  dudit sieur de Laroque avec les pièces qu’il avait remises dans son inventaire pour la prouver qui sont en nombre de seize comme testaments et mariages de ses auteurs et ledit jugement, lesquelles pièces dans ledit sac sont cotées sur ledit jugement n° 1.

Chaque liasse ou document important fut énuméré et numéroté. Ce premier lot est effectivement le plus emblématique car il contient les preuves de noblesse de la famille de la Roque depuis 1547. Pour ne pas ennuyer le lecteur nous avons sélectionnés ceux qui nous semblent les plus intéressants. Cependant l’inventaire fut interrompu par la tombée de la nuit.

Et à cause de l’heure tarde (tardive) nous nous sommes retirés et le lendemain vingt-troisième dudit mois de mars, heure de huit de matin, nous dit notaire et commissaire, en présence et assistance de ladite demoiselle, desdits sieurs du Mas Granet, de Lacombe, d’Arbousse et Séguy continuant notre commission et susdit inventaire, avons trouvé dans ledit coffre une quittance […] le tout en deux pièces attachées ensemble ci-coté n° 5.
Plus l’inventaire des meubles, effets, titres et documents délaissés par le père dudit feu sieur de Laroque devant maître Roques notaire à Montpaon le 25e février 1690, sans aucune pièce ci-coté n° 6.

Malheureusement cet inventaire ne figure pas dans le registre de maître Roques.

Extrait de reconnaissance féodale consentie par Etienne de Laroque au seigneur du Clapier des biens relevant de lui du 4e juillet 1656 reçue par Lamic notaire au Caylar ci-coté n° 23.

Même remarque que précédemment, une lacune dans les registres de maître Lamic ne nous permet pas d’avoir connaissance des biens d’Etienne de la Roque dépendant de la seigneurie du Clapier.

Plus un livre journal in quarto couvert de parchemin tenu par ledit feu sieur de Laroque contenant soixante-sept feuillets y en ayant trois en blanc commençant le 5e juin 1703 par avoir baillé (prêté) cinq louis d’or à monsieur  Castel de Saint-Maurice et finissant par avoir baillé 5 livres tournois 14 sols à Galabrun de La Blaquière ci-coté n° 27.

Premier membre de la famille de la Roque à avoir su écrire, il était normal qu’il tienne un livre de compte appelé aussi livre de raison.

Plus une liasse d’actes en parchemin où sont les anciens titres de la maison ci-coté n° 31.
Autre liasse de même de plusieurs vieux parchemins ci-coté n° 32.
Encore autre liasse de vieux parchemins où est la reconnaissance des biens dépendant de la directe d’Arbousse consentie au seigneur abbé de Joncels et une réduction du riveiral (pré de rivage) de la 9e gerbe à 3 quintaux de froment ci-coté n° 33.

C’étaient certainement les plus anciens documents de la famille de la Roque parmi lesquels figuraient les titres du XVIe siècle produits devant Le Pelletier de la Houssaye, intendant de la Généralité de Montauban, pour prouver sa noblesse.

Et ayant fait une plus exacte recherche dans ladite maison avons trouvé deux fusils et une épée [à] poignée d’argent et garde de cuivre doré, dudit feu sieur de Laroque.
Plus un justaucorps et une culote [de] drap avec une veste et un chapeau et perruque, ensemble un manteau drap de pays de bonne valeur.
Plus six chemises et une cravate.

Voilà enfin les attributs apparents de la noblesse : le fusil pour la chasse alors réservée aux nobles et les habits et accessoires du gentilhomme. On imagine aisément Claude de la Roque, vêtu de son justaucorps et de sa culotte de drap, chaussé de beaux souliers à boucle – auraient-ils été oublié dans l’inventaire ? –, coiffé de sa perruque et de son chapeau, une cravate autour du cou et l’épée au côté lorsqu’il se rendait au Clapier pour la messe dominicale ou chez le notaire pour ses affaires.

Plus dans la verrerie, avons trouvé six mortiers [en] terre pour servir à travailler le verre.
Et dans la cour, avons trouvé une charrette ferrée avec l’essieu [en] fer.
Et auprès du jardin il y a petit moulin ou martinet à piquer [le] salicor y ayant une grande plaque [en] fer et un gros mail de même.

Les mortiers en terre représentent les pots ou creusets en argile réfractaire dans lesquels le verre est fondu. On peut supposer que le four de fusion qui occupait le centre de la verrerie possédait six ouvreaux.


Parmi les témoins figuraient un gentilhomme verrier, le sieur Jean de Bertin, sieur de Laumarède, venu en confrère et voisin puisqu’il résidait avec son frère Pierre de Bertin au moulin de la Plane situé au bord de l’Orb, dans la même paroisse du Clapier.

 

Ce gentilhomme verrier mort prématurément laissait une veuve avec trois enfants mineurs, quelques créances mais aussi probablement quelques dettes. Son habitation était des plus modestes pour un gentilhomme qui prétendait vivre noblement et qui, rappelons-le, devait le service des armes à son Roi.

 

© Dominique Guibert 2012

 


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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 17:39

Le testament :

 

Claude de la Roque était le seul héritier mâle de noble Claude de la Roque, gentilhomme verrier d’Arbousse, dans la paroisse du Clapier et de la baronnie de Montpaon en Rouergue et de demoiselle Catherine de Filiquier.

Il fit son testament le premier octobre 1710 alors qu’il était encore jeune puisqu’il était probablement quadragénaire, se trouvant détenu dans un lit de sa maison de certaine maladie corporelle, devant maître Vergély, notaire royal de Ceilhes et Tieudas.    

Comme bon chrestien [il] s’est muny du signe de la sainte croix qu’il a fait sur son corps, a recommandé son âme à Dieu, le priant par les mérittes de la mort et passion de nostre seigneur Jésus-Christ son fils, l’intercession de la glorieuse Vierge Marye et de tous les saints et saintes du paradis de luy pardonner ses offanses et recevoir son âme au Royaume Céleste, élisant la sépulture de son corps dans l’église dudit Clapier, tombeau de ses prédécesseurs.  

Non seulement il était d’une parfaite orthodoxie catholique comme tous ses ancêtres contrairement à ses lointains cousins de la verrerie de Couloubrines, mais aussi sa famille jouissait d’une sépulture à l’intérieur de l’église paroissiale.    
 
Premièrement, il donne et lègue […] à tous ses parens quy pourroint prétendre droit en ses biens la somme de cinq solz à diviser entre eux payables en une seule fois et moyenant ce les a faitz ses héritiers particuliers. Cette somme minimale de cinq sols était un moyen légal d’éviter les recours éventuels d’héritiers oubliés.

Ensuite, il a fait et institué et de sa propre bouche, nomme son héritière universelle et généralle demoiselle Margueritte de Corcoral sa très chère et aimée expouse à charge pour celle-ci de rendre son hérédité […] à tel de leurs enfans […] qui sont au nombre de deux et s’apelent François et Margueritte, ensemble les postums et postumes sa dite espouse pourroit estre enseinte.

En effet, à cette date ses enfants étaient mineurs puisqu’il s’était marié en février 1704. Notez qu’en droit français les enfants à naître sont aussi héritiers. Il ne décèdera pas tout de suite après son testament et aura une autre fille prénommée Marie-Anne, décédée au mas d'Arbousse en 1720.



testament Claude 1710


Signature de noble Claude de la Roque sieur d'Arbousse

 

 

Parmi les témoins furent présents Jean de Laroque de St André de Thès (commune du Clapier), son petit cousin, et Jean Séguy, marchand de Cazilhac (commune du Bousquet d’Orb), peut-être son beau-frère appelé Guillaume dans son acte de mariage. Malgré sa maladie il signa la minute de son testament.

Dans les registres paroissiaux du Clapier, ne figurent ni l’acte de décès de Claude de la Roque, mort probablement au début de l’année 1712, ni l’acte de naissance de sa fille Marie-Anne forcément née vers 1710-1711. Ceci nous conduit à penser qu’il avait quitté sa résidence pour travailler le verre dans un lieu que nous ignorons.


A suivre…

© Dominique Guibert 2012

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 11:48

J’ai évoqué dans un précédent article (Verriers étrangers au Rouergue, 1ère partie Rouergue méridional) la verrerie du Pas de Ceilhes et les verriers qui y travaillèrent. Nous allons y revenir avec plus de détails.


Une première verrerie avait été créée en 1679 par noble Vincens Amouy sieur de la Grave. C’est vers 1750 qu’un second atelier fut érigé en ce lieu car la verrerie est attestée au mois de mai 1751, période qui marque généralement la fin de la campagne dans cette partie du Rouergue. En effet, le 3 du mois cité, Joseph Caillol, marchand verrier de Montalrat, paroisse de Taurines, dans le diocèse de Rodez, reconnaît devoir 29 livres dix sols à noble Pierre de Percy, gentilhomme verrier de Veyssac, dans le diocèse d’Agen, pour la vente de marchandise prise à ladite verrerie.


En 1753, c’est Louis de la Roque d’Auvergne qui devient le maître de cette verrerie. Il passe une convention le 3 février avec Louis Pons du Pas de Ceilhes et Fulcrand Bernad du mas de Fons pour la fourniture de bois pendant quatre mois à raison de 40 livres par mois.


 

1753 Laroque Auvergne

 

Convention de 1753 entre noble Louis de la Roque d'Auvergne et Louis Pons et Fulcrand Bernad



Mais qui est ce la Roque d’Auvergne ? D’où vient-il ? Je vais essayer d’apporter quelques réponses à ces questions. L’un de mes correspondants et ami m’a procuré la copie d’un article d’Etienne Dumont intitulé Le fief noble du Pouget (Hérépian) de l’Antiquité gallo-romaine à l’Ancien Régime. Le domaine du Pouget a été le siège d’une verrerie attestée de 1743 à 1793, nous dit-il. Il cite également l’existence de deux autres verreries : l’une dans le bois du Cros, terroir de la Bastide et l’autre à Hérépian créée en 1768 dans l’aile septentrionale de l’ancien château.


En 1743, précise-t-il, noble Louis de la Roque, de la verrerie du Pouget, prend pour valet Blaise Martin du Crouzet, paroisse de Tourac en Gévaudan. Des recherches dans les registres paroissiaux d’Hérépian m’ont permis de trouver le baptême en date du 23 décembre 1742 de François Joachim de la Roque, né à la verrerie du Cros, fils de noble Louis et de dame Suzanne de Colondre. Noble Jean-Baptiste de la Roque était présent à la cérémonie. Ce dernier est connu sous le nom de la Roque de Chavagnac qui s’établit à Brouzet, département du Gard (Claude-Annie Gaidan, Les Gentilshommes verriers en Languedoc et en France). Jean-Baptiste est peut-être un cousin de Louis.


Quant à Louis de la Roque, nous savons qu’il convola avec la demoiselle Suzanne Colondre le 5 août 1732 à Sauteyrargues, sur les marges du causse de l’Hortus. Par cet acte de mariage, nous voyons que Louis est fils de feu Paul de la Roque et de demoiselle Marie-Anne de Suad (ou Suat), mariés de Chilhac, dans le diocèse de Saint-Flour. De la progéniture de Louis et Suzanne nous ne connaissons actuellement que François-Joachim et un autre François dont Arthur Quirin de Cazenove (Saint-Quirin, Les verriers du Languedoc 1290-1790) nous dit qu’il était garde du corps de Sa Majesté. C’est ce dernier qui se rendit à Sommières en 1753 à la dernière assemblée générale des gentilshommes verriers du Languedoc pour représenter son père et son frère.


Louis de la Roque d’Auvergne signa une nouvelle convention le 7 juin 1756 avec deux travailleurs de Ceilhes pour la coupe de bois pendant sept mois au prix accordé de 299 livres, pour la verrerie du Pas de Ceilhes. Le 16 septembre 1763 il émancipe son fils François-Joachim âgé de vingt ans et quelques mois. L’acte a lieu à Ceilhes en l’étude de maître  Mourèze, notaire instrumentant, et en présence de noble Jean François de la Roque d’Arbousse fils d’autre. On suppose que ce dernier et son père travaillait alors dans cette verrerie.


En novembre 1771, Louis de la Roque prend à ferme pour neuf ans deux membres de la maison d’Antoine Pons, du mas de Fons, une partie du jardin et la cour qui se trouve devant la maison pour la construction d’une verrerie. Le loyer annuel est de 18 livres payable à chaque fête de Saint-Michel (29 septembre). Il avait acheté auparavant une coupe de bois à Monsieur le chevalier de Turin.

C’est dans cette dernière verrerie du mas de Fons (aujourd’hui Mas des Fonts) que l’on trouve des verriers venus d’horizons les plus lointains. En 1774 est mentionné noble Jean de Piéton de Crisval dont la famille était originaire de Creutzwald devenu Crisval dans le midi de la France. En 1775, nous avons noté la présence d’Eloy Montmorillon, natif de Saint-Gobain et Jean Jacques Caton, natif de Fère-en-Tardenois, tous deux ouvriers en cristal.
Il semblerait que cette dernière verrerie une existence éphémère puisque les verriers cités ci-dessus la quittèrent rapidement pour s’établir en Languedoc, à moins que Louis de la Roque, avancé en âge, ne réussit à recruter de nouveaux verriers.

J’invite tous les généalogistes et chercheurs amateurs à me signaler les informations trouvées sur cette famille de la Roque d’Auvergne.


© Dominique Guibert 2012

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 18:44

Les confins du Rouergue et du Languedoc, entre Montpaon et Lunas, furent le siège de verreries forestières très anciennes puisque les premières mentions datent du XVIe siècle. Si les fours restèrent longtemps éteints du côté languedocien, ceux du Rouergue chauffèrent presque sans interruption jusqu’à l’aube de la Révolution.


Noble Jean-François de Laroque d’Arbousse, associé de François Boyer, fermier de la baronnie de Montpaon, avait créé en 1743 une nouvelle verrerie au mas de Sermet, propriété du précédent, laquelle fonctionna au moins jusqu’en printemps 1750. En effet, au cours du mois de juillet 1750, noble Jean Alexandre Doutre sieur de la Saigne résidait encore à la verrerie du domaine de Sermet.


Le sieur de Laroque, susnommé, s’était retiré de ladite société le 29 mai 1745 après seulement deux campagnes de travail du verre. Cette entreprise fut pour lui un désastre financier puisqu’il devait consentir le 27 mai 1744 une obligation de 828 livres envers son associé, somme remboursable en huit ans. Vingt après la dissolution de la société, c’est son fils et héritier du même nom qui était assigné par Isabeau Masel, veuve du sieur Boyer, devant les juges ordinaires de Montpaon pour le paiement de cette même somme avec les intérêts de celle-ci.

 

 

Montpaon


Situation des verreries sur la carte Cassini



Malgré ses dettes, Jean-François de Laroque père continua d’exercer l’art et science de verrerie en achetant en 1746, toujours à crédit, du bois à Pierre Roussel de Cornus, pour la durée d’une campagne à savoir sept mois et demi.


En 1757, il fit l’acquisition du moulin d’Arbousse et de ses dépendances situés sur la rive gauche du ruisseau de Vérenne (rappelons que le mas d’Arbousse de trouve sur la rive droite) pour le prix de 350 livres. Par cet achat il se trouvait créancier de quelques arrérages.


Enfin il fit son testament, devant maître Mourèze, dans le lit de son habitation le 18 septembre 1764. Il légua à ses enfants Victor et Anne leur légitime de droit payable à leur majorité et désigna son fils aîné Jean-François comme son héritier universel et général. Parmi les témoins figuraient un gentilhomme verrier appelé Jean d’Aygalliers, résident au Pas de Ceilhes.

 

© Dominique Guibert 2012

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 18:31

La généalogie ci-dessous clôture la descendance supposée de noble Jacques de FILIQUIER alias de FILITIER, originaire du Comtat Venaissin et établi à Aurenque en Rouergue au milieu du XVIe siècle. Elle est la version revue et corrigée de celle que j'ai publié en 2009 sur le site internet du Cercle Généalogique de l'Aveyron.

 

 

Viaur


Carte d'implantation des Filiquier dans la moyenne vallée du Viaur

(lieux  de résidence soulignés en rouge)

 

 

I- Jacques de FILIQUIER, gentilhomme verrier de la Veyrière d’Aurenque, d’où :

1. Barthélemy, qui suit ;

2. Etienne, qui suivra (Branche du Piboul) ;

3. peut-être Rolland, dont on ne sait rien si ce n’est qu’il fut parrain à Sermur en 1604.

 

Branche de Gargaros, paroisse de Tayac (Centrès) :

 

II 1- Barthélemy de FILIQUIER, gentilhomme verrier, natif de la comté d’Avignon, marié avec demoiselle Cécile CAPELLE, tous deux habitants de Gargaros (Tayac) et décédés avant 1649, d'où au moins :

1. Pierre, qui suit (rameau A de Tayac) ;

2. Jean, qui suivra (rameau B de Tayac) ;

3. Guillaume, gentilhomme verrier, marié par contrat le 12 juin 1649 avec Anne BOUZAT, fille de Barthélemy et de Jeanne PUECH de Calviac (Cassagnes-Bégonhès), d’où Pierre, habitant de Pézenas en 1706.

 

Rameau A de Tayac (Centrès) :

 

III 1- Pierre de FILIQUIER, gentilhomme verrier, habitant de Tayac, mort entre 1631 et 1641, eut peut-être de Jeanne de BOURNHOL, née le 20 août 1605 au Piboul, fille de noble Jean de BOURNHOL, gentilhomme verrier, et de Jeanne BOUCHENE :

1. Cécile, mariée avant 1655 à Pierre FRANQUES, marchand du Valat, paroisse de Tayac.

 

Rameau B de Tayac (Centrès) :

 

III 2- Jean de FILIQUIER, gentilhomme verrier, marié par contrat le 3 novembre 1622 avec Jeanne DRULHE, d'où au moins :

1. Barthélemy, qui suit ;

2. Cécile, mariée le 4 novembre 1653 à Camjac avec Jean ALBOUY, fils de Simon paysan de La Boule (Camjac) et de Marie JEAN, d'où postérité ;

3. Angélique, décédée le 13 janvier 1673, marié avec Amans DESPRATS, marchand de Camjac.

 

IV 2- Barthélemy de FILIQUIER, gentilhomme verrier, marié avec Françoise ESPIE, tous deux décédés à Tayac après 1672, d'où :

1. Jean, qui suit ;

2. Marie, mariée par contrat le 8 juin 1672 (3E18206) avec Pierre DELMAS, maître tailleur, fils de Jean et de Jeanne PAILHOUS, du Bousquet de Céor (Cassagnes-Bégonhès) ;

3. Antoine, sieur, décédé après 1674 ;

4. Catherine ;

5. Angélique qui épouse le 17 janvier 1678, Jean Dufieu, maître cordonnier de Coudols ( Le Viala du Tarn).

 

Rameau de Cassagnes-Comtaux (Goutrens) :

 

V 2- Jean de FILIQUIER, praticien, bourgeois, décédé le 14 janvier 1707 à Cassagnes-Comtaux, marié vers 1670 avec Marguerite CAZOR, d'où au moins

1. Jean, vigneron, décédé le 9 avril 1722, qui épousa le 6 janvier 1702, Catherine CAZOR, décédée le 8 mars 1744 ;

2. Marguerite, née le 24 novembre 1702 ;

3. Françoise, née le 31 décembre 1704 ;

4. Jeannette, née le 31 mai 1709 ;

5. Antoine, né le 18 janvier 1714.

 

Branche du Piboul, paroisse de Sermur (Sainte-Juliette-sur-Viaur) :

 

II 2- Estienne de FILIQUIER, gentilhomme verrier, maître de la verrerie de Carcenac-Peyralès, puis habitant et verrier du Piboul, décédé le 24 avril 1629, épousa par contrat reçu le 25 mars 1592 par Me Demonte, notaire de Calmont, Marie MAZARS, décédée vers 1646, fille de feus François Mazars et  Marie Mazenc, d'où au moins :

1. Charles, qui suit ;

2. Antoine, gentilhomme verrier, qui habitera à Tayac ;

3. Marie, décédée le 14 avril 1683, mariée par contrat du 3 février 1638 (E1360 et E1361) avec Pierre ASTORG, paysan du Piboul, décédée le 15 avril 1683, d'où postérité dont une branche BOURNHOL ;

4. Jeanne, décédée le 25 mars 1660, mariée par contrat le 21 juin 1642 (E1363) avec Jean Bosc de Rancillagou, paroisse de Frons (Camjac), décédé le 19 mars 1659.

 

III 2.1- Charles de FILIQUIER, cadet verrier, né vers 1605, décédé le 18 juin 1667, marié en premières noces avec Marguerite DAURES, fille d’Antoine et de Claire Boudou, décédée entre octobre 1644 et avril 1645, et en secondes noces le 26 avril 1645 à Naucelle avec Cécile MAGRE.

Du premier lit :

1. Marie, décédée le 22 avril 1714, mariée le 9 mars 1666 à Sermur avec Jean LACOMBE, maréchal de Camboulazet;

2. Jacques, qui suit (branche A);

3. Marguerite;

4. Jean, qui suivra (branche B).

 

Rameau A du moulin de Filiquier :

 

IV 2.1- Jacques de FILIQUIER, cadet verrier, né vers 1635, décédé le 11 avril 1693, marié le 22 mars 1666 à Sermur avec Catherine d'AUDOUY, de Rayret (Cassagnes-Bégonhès) fille de noble Jean AUDOUY, gentilhomme verrier, et de Catherine SANCH d'où :

1. Anne, née vers 1667 ;

2. Françoise, née le 7 mai 1668 à Clapiès (La Selve) ;

3. Antoine, né le 24 novembre 1670 à Clapiès (La Selve) ;

4. Barthélemy, né le 23 mars 1672 à Clapiès (La Selve) ;

5. André, né le 10 octobre 1674 au moulin de Filiquier (Sermur) ;

6. Louis, né le 7 mars 1678 à Rayret (Cassagnes-Bégonhès) ;

7. Marie, née le 20 mai 1679 à Rayret (Cassagnes-Bégonhès) ;

8. Jean, né le 22 janvier 1684 à Rayret (Cassagnes-Bégonhès) et décédé le 5 mars 1694 au moulin de Filiquier ;

9. Catherine, née le 24 juillet 1689 au moulin de Filiquier et décédée le 21 avril 1700.

 

Rameau B du Piboul :

 

IV 2.1- Jean de FILIQUIER, gentilhomme verrier, baptisé le 4 août 1647 à Sermur, décédé avant 1715, marié le 16 juin 1682 avec Marguerite CARCENAC, née vers 1655, décédée le 22 mai 1724, fille de Jean, laboureur du Piboul, et de Guillaumette VERNHES, d'où :

1. Marie, née le 12 mai 1683 ;

2. Jean, né le 1 novembre 1685.

3. Pierre, qui suit.

 

IV 2.1- Pierre de FILIQUIER, gentilhomme verrier, sieur de La Prade, né le 11 février 1689, décédé après 1767, marié le 28 juillet 1715 à Salmiech, avec Jeanne VIGUIER, fille de François et de Magdeleine BONNET, de La Pailhousie (Salmiech), d'où :

1. Marguerite, née le 25 février 1717 ;

2. Marie, née le 23 mars 1719, marié par contrat le 2 janvier 1735 (3E15994) avec Joseph LACAM, et en secondes noces le 3 août 1746 à Sermur (Sainte-Juliette-sur-Viaur), avec Louis GARRIGUES de Cayrac (Flavin) ;

3. Jeanne, née le 21 mai 1722, décédée le 23 mars 1757 au Viala (Sermur), marié le 4 juillet 1743 avec Jean ESPIE du Viala ;

4. Pierre, né le 1 février 1725, probablement mort en bas âge.

 

NB : en caractères bleus figurent tous ceux qui ont exercé l'art et science de verrerie tout ou partie de leur vie.


 

© Dominique Guibert 2011

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 21:08

BRANCHE CADETTE (FILIQUIER DU TARN)

 

 

 

Charles de FILIQUIER

(~ 1555-1624)

fils de Jacques

(~ 1520-> 1582)

ép. ~ 1580 Marguerite de BOLLE

d'où au moins :

 

 

 

 

 

 

Philibert de FILIQUIER

(> 1580-> 1645)

ép. ~ 1610 Antoinette AYME

  d'où au moins :

N de FILIQUIER

ép. Antoine BLEYS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Philibert de FILIQUIER

(~ 1611-> 1652)

ép. 1644 Jeannette de BOURGUET

|

Antoinette de FILIQUIER

(°1645)

  d'où au moins :

Charles de FILIQUIER

(1613-> 1652)

ép. Marie MARTIN

 

Angélique de FILIQUIER

(°~ 1620)

ép. 1644 Jean DELMAS

 

Pierre de FILIQUIER

(~ 1621-1688)

ép. 1645 Suzanne de RAVAILHE

 

Jean de FILIQUIER

(†> 1641)

|

N de FILIQUIER

(†1641)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Angélique de FILIQUIER

(1645-1677)

ép. Antoine ENJALRAN

|

Marie ENJALRAN

(°1675)

 

Marie de FILIQUIER

(~ 1648-1706)

ép. Guillaume LANDES

(~ 1640-1724)

 

 

 

 

 

Marguerite de FILIQUIER

 

 

Les Filiquier blasonnent d’azur à un chevron accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'un lion, le tout d'or.

 

Filiquier

 

 

Noble Charles de Philiquié, voyrier (verrier) vit à Lagarde-Viaur vers 1610, d’après Charles Portal, archiviste du Tarn, auteur du Dictionnaire des artistes et ouvriers d’art du Tarn du XIIIe et XIXe. Il décède le 7 juin 1624 à La Besse, paroisse de Bourgnounac (commune de Castelnau-Bourgnounac) et son corps est enseveli le lendemain dans l’église de Montirat. Il avait épousé vers 1580 Marguerite de Bolle ou d’Ebolle, forme occitane d’Hèbles, famille noble du Rouergue, d’après Jean-Louis Dega. Cette hypothèse est vraisemblable surtout si celle de la filiation avec Jacques de Filiquier, verrier d’Aurenque, est exacte. Il semble avoir exploité les pentes boisées de la rive gauche du Viaur, où son fils Philibert épousa vers 1610 Antoinette Ayme, probablement de Lagarde-Viaur. Ce dernier, aussi maître verrier, vivait encore en 1641 à la Guisardie, paroisse de Saint Fruchou (commune de Castelnau-Bourgnounac) puis s’installa à la verrerie de Monsieur de Cessac, dans la forêt de Bonan, à Milhars, où il épousa demoiselle Jeannette de Bourguet, fille d’un notable du lieu. Son frère cadet, Charles de Filiquier, sieur de la Valette, travaillait avec lui.

Par la suite, nous savons que le premier partit en Rouergue, à Cabirol, paroisse de Villavayre (commune de Najac) où il établit une verrerie chez noble Jean de Benaben, sieur de Manhac, pour une durée de cinq ans, moyennant un loyer annuel de 250 livres, douze grandes bouteilles et quatre douzaines de grands verres. Il n’acheva pas le bail, puisqu’il partit à Belmont-Sainte-Foi, en Quercy, dès 1652.

Quant à son frère Charles, il s’établit à La Bonnettarie, près de Mirandol, puis partit en 1650 travailler le verre à La Raffinie en Rouergue (commune de Rullac-Saint-Cirq). Dans ce même secteur géographique, Tristan Busser, auteur de Les Verreries au bois du Quercy, signale la résidence en 1627 et 1633 à Bruniquel (Tarn-et-Garonne) de noble Jean de Filiquier, gentilhomme verrier, fils de Joël de Filiquier, aussi verrier. Bien que nous n’ayons pas d’autres renseignements sur ces verriers, une parenté avec ceux issus de la verrerie d’Aurenque est probable, soit par filiation, soit par cousinage. Cependant, je ne me hasarderai pas à les rattacher à l’une ou l’autre branche.

 

 

© Dominique Guibert 2011

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 18:15

sous-branche DE BAHUT (LAGUIOLE)

 

 

Pierre de FILIQUIER sieur de Bahut, del Cassan et de Servel

(~ 1585-1667)

fils de Pierre

(~ 1550-> 1613) et de Jeanne LACOMBE

(~ 1557-> 1613)

ép. 1613 Antoinette CALMEL

(~ 1592-1675)

d'où

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Françoise de FILIQUIER

(~ 1614-1672)

ép. 1634 1°/ Pierre CAYRON notaire

(†~ 1637)

ép. 1639 2°/ Pierre VIGUIER sieur d’Espeyrac marchand

(~ 1614-~ 1657)

|

Pierre CAYRON

(~ 1635-~ 1698)

Suzanne VIGUIER

(~ 1640-> 1677)

 

Jean de FILIQUIER

Sieur del Cassan

(~ 1616-< 1663)

ép. 1649 Anne RIGAL

(†> 1688)

  d'où ci-dessous

Marie de FILIQUIER

(~ 1617-1703)

ép. ~ 1640 Mathieu SALTEL marchand

(~ 1610-< 1685)

 

Françoise de FILIQUIER

(~ 1625-> 1652)

ép. < 1649 Etienne PEZET

(†> 1652)

       

Pierre de FILIQUIER

Sieur de Roquemiège

(~ 1630-> 1703)

ép. 1660 1°/ Antoinette TEYSSÈDRE

(~ 1639-1675)

ép. 1677 2°/ Paule GUITARD (~1643-1703)

|

10 enfants

 

3 enfants s.a.

Pierre de FILIQUIER prêtre curé de Ménesplet

Etienne de FILIQUIER sieur del Claux

Jacques de FILIQUIER

 

 

 

 

Antoinette de FILIQUIER

(~ 1651-1697)

ép. Jean ALAZARD

(~ 1656-1699)

|

Marie ALAZARD

(°~ 1690)

 

 

 

Bouet

 

Château de Bouet (jadis Bahut, demeure des Filiquier)

 

 

Cette branche des Filiquier a été étudiée par le Cercle Généalogique du Rouergue à partir des archives détenues par  la Société des Lettres Sciences et Arts de l’Aveyron. Ces papiers font état de longs procès relatifs la dévolution successorale de biens provenant d’Antoinette Calmel, de Bahut. La fratrie a été complétée par mes soins.

Figurent en bleu, ceux qui auraient pu exercer l’art et science de verrerie. Le fait est prouvé pour un seul d’entre eux, Etienne de Filiquier, sieur del Claux, qui s’engagea en 1666 à prendre en arrentement (en location) la verrerie du mas d’Arbousse de noble Claude de la Roque dont nous avons dit précédemment qu’il avait épousé en 1660 une demoiselle Catherine de Filiquier de la branche de la Verrière d’Aurenque. Pour une raison inconnue, le sieur del Claux se désista de cet accord.

 

© Dominique Guibert 2011

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 09:55

Cette branche pratiquement inconnue de la plupart des érudits du 19e siècle est difficile à cerner en raison de la pauvreté des sources de ce secteur.

Seul Henri Affre cite le testament de noble Jean de Filiguier (sic) sieur de Salvanès, mari de Françoise Destours, du 14 mai 1629 et celui de son épouse en date du le 2 juillet 1632. Seul le premier a été retrouvé. Jean lègue à sa fille légitime Jeanne, la somme de 900 livres, à son fils légitime Jean, 600 livres et à Jeanne sa fille batârde la somme de 100 livres et une robe cadis de Rodez. Enfin, il lègue à sa femme légitime la somme de 400 livres et l'institue son héritière universelle. En cas ses héritiers viendraient à décéder sans descendance légitime, il substitue son frère Jacques de Filiquier.

Le 7 août 1639, il fut parrain de la cloche de l'église paroissiale du Monastère.

Il testa à nouveau le 25 septembre 1661. Il lègue à son fils légitime Pierre, prêtre, trois livres en plus de son titre clérical et nomme ses filles naturelles Jeanne et Antoinette, soeurs.


M. Affre mentionne encore le mariage de noble Melchior de Fiiliquier, fils de Pierre et d'Anne Baronne, le 3 septembre 1689, avec Anne Dulac, fille de feu Jean, du hameau d'Irissac, commune du Cayrol.


Noble Jean de Filiquier, sieur de Salvanès, dont nous ignorons s'il fut verrier, mourut le 5 février 1662 et fut enseveli le lendemain dans le cimetière du Monastère. Or, son corps fut ensuite inhumé dans l'église du Monastère. En effet, nous possédons la copie de l'acte d'acquisition faite par son fils Jean, sieur de Rayniés (ou Reynès), et Guillaume Viguier, beau-frère de ce dernier, d'un tumbeau scis dans l'esglize dudit Monastère au devant de la chappelle du saint Rozère proche de l'entrée du grand autel confrontant avec le tumbeau de feue damoizelle Jeanne de Annat.

Le produit de la vente d'un montant de douze livres tournois fut employé en réparations à l'église et notamment à la couverture de la chapelle de Sts Fabien et Sébastien.

 

  tombeau

 

sous-branche de SALVANés (aujourd'hui sauvanes)


 

Jean de FILIQUIER

sieur de Salvanés

(~ 1595-1662)

fils de Pierre

(~ 1550-> 1613) et de Jeanne LACOMBE

(~ 1557-> 1613)

ép. ~ 1625 1°/ Françoise DESTOURS

(†<> 1632 & 1635) d'où Antoinette, Pierre, Jeanne et Jean ci-dessous

  2°/ Marguerite FERRIER non mariée

(†1667)

3°/ Catherine GROS non mariée

(†> 1663)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Antoinette de FILIQUIER

(°~ 1626)

ép. Jean BILIÈRES

 

Pierre de FILIQUIER

paysan dit Ségualy

illégitime

(1637-<> 1688 & 1700)

ép. Anne BARONNE

(~ 1635-> 1687)

  d'où ci-dessous :

Jeanne de FILIQUIER

(~ 1630-1694)

ép. Guillaume VIGUIER

(~ 1628-1693)

|

Jean Gabriel VIGUIER

(°1654)

Catherine VIGUIER

(°1656)

Pierre VIGUIER

(°1659)

 

Jeanne FILIQUIER

illégitime

(~ 1640-1692)

ép. Fleuret MASVIEL

|

Jean MASVIEL

(°1664)

 

4 enfants s.a.

  Jean de FILIQUIER

sieur de Rayniés

(<1635-1701)

Pierre (~1628-)

prêtre

Antoine (1643-)

illégitime

Jeanne (1654-)

illégitime

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pierre de FILIQUIER

(°< 1660)

ép. Marie de FILIQUIER

(~ 1660-< 1688)

|

Pierre de FILIQUIER

bourgeois

(~ 1687-1766)

Jean de FILIQUIER

(†> 1717)

 

Jean de FILIQUIER

(~ 1660-< 1730)

ép. Antoinette TROUGALLE

(~ 1665-> 1734)

  d'où ci-dessous 

Melchior de FILIQUIER

paysan dit Saralié

(< 1665-1727)

ép. 1°/ Anne DULAC

(°1660)

ép. 2°/ Antoinette ROUCOUS

(†> 1687)

 

Anne de FILIQUIER

(~ 1675-1753)

ép. Pierre BROUZÉS

(†< 1753)

 

Belsiol de FILIQUIER

(†> 1701)

 

Antoine de FILIQUIER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean FILIQUIER

(~ 1688-1743)

ép. Françoise CERTAIN

(†> 1752)

|

Antoinette FILIQUIER

(~ 1733-1797)

Marie FILIQUIER

(°1736)

Pierre FILIQUIÈS

(°1740)

Jeanne FILIQUIER

 

Pierre de FILIQUIER

(~ 1690-> 1740)

 

Anne de FILIQUIER

(~ 1695-> 1740)

ép. Pierre ALAZARD

(†< 1734)

 

Antoinette de FILIQUIER

ép. Guillaume MONTEL

 

 

 

© Dominique Guibert 2011-2013

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 10:54

La Domerie d’Aurenque était au Moyen-Age un ermitage de la paroisse du Monastère de Cabrespines, situé dans les gorges solitaires et escarpées creusées par la Coussane. La chapelle, dont il ne reste aucun vestige, était construite sur une petite éminence au-dessus de l’habitation de l’ermite. On ne connaît que six bénéficiers d’Aurenque : Michel Molinéry, dom en 1342, Guillaume Bancal, prêtre en 1436, Jean de Annonovo, dom de la Bodomie en 1537, Thomas Capoulade, prêtre en 1571, Pierre Batut, prêtre en 1653 et M. de Gournay en 1687.

 

On ignore à quelle date s’installa Jacques de Filiquier, gentilhomme verrier, dont nous avons vu qu’il était originaire des environs de Carpentras. Les seuls documents qui attestent sa présence à Aurenque datent de 1571.


 Cabrespines katidel

 

Vue aérienne de Cabrespines (cédit photo Katidel)

 

 

Le 24 septembre 1669, noble Pierre de Filiquier, sieur de la Verrière, afferme à Guillaume de Filiquier, sieur du Théron, et à Pierre de Filiquier, sieur de Roquemièje, la verrerie et domaine du même nom au prix annuel de 200 livres tournois.

 

Le 17 octobre 1660 fut passé le contrat de mariage entre noble Claude de la Roque, gentilhomme verrier de la verrière du Mas d’Arbousse, paroisse du Clapier, dans la baronnie de Montpaon, et demoiselle Catherine de Filiquier, probablement de la maison d’Aurenque. Cet acte ne nous étant pas parvenu, nous n’en connaissons pas le contenu. En 1686, le même Claude de la Roque fut témoin à la rédaction du contrat de mariage entre noble Pierre de Filiquier du village de la Roquette et demoiselle Marie de Filiquier fille de noble Pierre de Filiquier, sieur de la Verrière d’Aurenque et de feue demoiselle Françoise de Montpeyroux.

 

Le 14 mars 1693, noble Jean Claude de Filiquier, sieur de la Fage, donne son consentement à Antoine Gailhard, fermier des chambres à sel d’Auvergne, à qui il avait fait vente des fruits de la verrière d’Aurenque, pour affermer la verrerie d’Aurenque à noble André Audouy, gentilhomme verrier du village de Rayret, paroisse de Cassagnes-Bégonhès. Le bail est de six ans à compter de la fête de Saint-Michel 1693 pour un loyer annuel de 200 livres. Il n’acheva pas la durée totale du bail puisqu’il mourut chez lui en avril 1699.

 

© Dominique Guibert 2011

 

Sources :

 

Lettres à mes neveux sur l’histoire de l’arrondissement d’Espalion, Henri Affre, Villefranche 1858.

Nobiliaire des généralités de Montauban & d'Auch & du pays de Foix, Jean Vignau, Biran 1998 ; 3 tomes.

AD de l’Aveyron.

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  • : Mes articles sans prétention visent à faire connaître l'histoire passée des gentilshommes verriers du Rouergue, aujourd'hui département de l'Aveyron, membres de la grande famille des verriers du Languedoc. Vous pouvez me contacter à l'adresse geneaveyron@free.fr
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